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« Mes premiers souvenirs sont ici. C’était un cadre vraiment très agréable. J’en ai gardé de bons souvenirs d’enfance, dans un espace de liberté. Les enfants pouvaient jouer, on jouissait d’une grande liberté, il y avait peu de voitures et beaucoup d’espace disponible.
La plupart des familles avaient des enfants, on vivait beaucoup ensemble. Les familles se ressemblaient, beaucoup de pères - dont le mien - travaillaient chez Renault, tandis que les mères restaient au foyer. Les enfants fréquentaient la même école et les mêmes lieux de divertissement.
Nous avons connu ici une vie homogène et solidaire. »
Martine Sonnet, ingénieure de recherche en histoire au CNRS, ancienne locataire
« Avant d’habiter dans le quartier Bourgogne, je vivais dans le bas Clamart, dans un logement où les toilettes étaient à l’extérieur. Dans ces nouveaux logements, il y avait une salle de bain, une baignoire… C’est une chose que je n’avais pas connue, un vrai confort. C’était grand, et pas cher.
Le plus important à mes yeux, c’était la qualité des rapports humains. Les gens n’étaient pas bien riches mais s’entraidaient, jusqu’aux commerçants. La qualité de vie et l’environnement étaient très appréciés. »
Eliane Marc, locataire, rue de l’Ile-de-France
« Dès notre arrivée la cité était très agréable. Les enfants pouvaient jouer tout en étant protégés des voitures, même s’ils manquaient encore d’espaces de jeu, et il y avait beaucoup de verdure.
À l’époque de notre arrivée, nous avons apprécié la présence du centre commercial, qui nous permettait d’avoir tous les commerces à proximité. Avec le temps, il s’est dégradé, et à la fin il n’y avait plus de commerces.
Mais aujourd’hui le nouveau centre commercial est ouvert. Vivre ici a toujours été convivial, et nous nous y sommes toujours sentis en sécurité. À l’époque de notre arrivée, tout autour, c’était la campagne, on allait encore à pied, à travers champs, au marché du Plessis.
Nous avions également un bon voisinage, et une vie tranquille. Dans la cité, beaucoup de familles ouvrières étaient logées par l’employeur, Renault, Citroën, les Allocations familiales… Aujourd’hui, le quartier accueille aussi des copropriétés, on assiste à un mélange de privé et de HLM, ce qui nous semble être la meilleure solution. »
Jeannine et André Perchey, locataires, rue de Gascogne
« Je suis arrivée à Clamart il y a une quarantaine d’années, avec mes parents, alors que les constructions venaient d’être achevées. Nous nous sommes donc installés dans du neuf, et c’était une chance à cette époque où beaucoup de logements ne possédaient pas encore le confort et les commodités dont nous avons aujourd’hui l’habitude. Les logements étaient confortables et bien équipés, notamment d’une salle de bain et de toilettes. Nous ne manquions pas de place, chaque membre de notre famille pouvait trouver aisément la sienne, et l’appartement était facilement aménageable. Nous ne nous sentions pas les uns sur les autres. »
Valérie Valon, gardienne
« Lorsque je vivais dans la cité, enfant, les intérieurs étaient propres mais à l’extérieur c’était vraiment délabré. Les lieux ont été rasés en 2001 et d’autres constructions ont été réalisées. C’était devenu insalubre, à l’époque, on a même vu des rats dans les escaliers. En revanche, les relations humaines étaient positives, dans la convivialité et l’entraide, tout le monde s’entendait bien. C’était une bonne ambiance, et la mixité sociale était bien vécue. À cette époque, les loisirs existaient mais les moyens étaient limités et on faisait avec ce qu’on avait, soit pas toujours grand-chose. Il n’y avait pas de centre culturel, on avait juste des préfabriqués en guise de centre de loisirs… Les loisirs, c’était surtout jouer au foot dans le quartier. »
Arnaud Lebas, locataire, rue de Normandie
« Clamart Habitat a mis beaucoup d’énergie et de moyens financiers dans cette amélioration qui participe à la qualité de vie des habitants. Le parc de Clamart Habitat a des atouts, c’est un patrimoine sain, avec des constructions et une architecture de qualité. La proximité du bois, les jardins, les nombreux espaces verts bien soignés par Clamart Habitat permettent aussi une vraie qualité de vie. Nous devons aujourd’hui penser à continuer de développer ce patrimoine, et nous nous félicitons de l’initiative du maire, qui a la volonté de construire des logements qualitatifs tout en respectant l’environnement, grâce à la norme HQE (haute qualité environnementale). »
André Pelloquin, locataire, président de la Confédération Nationale du Logement (CNL)
« Clamart Habitat a beaucoup évolué depuis une quinzaine d’années, et nous souhaitons, au sein de la CLCV, que l’évolution du cadre de vie se poursuive. Il y a encore beaucoup à faire, rien n’est jamais achevé, surtout en matière de HLM. Ce patrimoine exige en effet d’être sans cesse réhabilité. Cela n’est pas toujours évident du point de vue des moyens, et nous soutenons Clamart Habitat dans sa persévérance.
Aujourd’hui, globalement, la vie du parc est presque satisfaisante. Beaucoup de réhabilitations ont été réalisées, qu’elles soient intérieures ou extérieures, et le patrimoine s’agrandit sans cesse. À une époque, la question de la mixité n’était pas prise en compte, mais les choses ont bien évolué, et c’est important car sans mixité, on n’avance pas. »
Victorine Touré, locataire, responsable de l’association Consommation Logements, Cadre de Vie (CLCV)
« L’amélioration des prestations et de l’environnement de l’habitat constitue un atout pour les locataires. Clamart Habitat va dans le bon sens pour offrir à la commune des logements sociaux qui répondent aux exigences actuelles. Les logements ont constamment besoin d’être rénovés, et Clamart Habitat fait le nécessaire en termes de plans de réhabilitation. »
Henri Poiret, locataire, président de l’association Consommation Logements, Cadre de Vie (CLCV)
« Habiter le centre ville, pour moi, c’est revenir dans mes quartiers, et je suis content d’avoir ce logement dans ce quartier privilégié. Depuis l’arrivée du maire actuel, l’évolution a été favorable, il a fait le nécessaire selon moi, il est à notre écoute. Je connais Clamart depuis une cinquantaine d’années, et d’un point de vue social, il y a eu à une époque une perte de valeur communautaire que j’ai plaisir à retrouver depuis quelque temps, grâce aux efforts de la municipalité. Je vis dans un endroit merveilleux et je ne changerais pas pour rien au monde… »
Francesco Amendola, locataire, rue de Meudon
« Nous vivons tous dans une cité où la plupart des gens se connaissent, et les familles, d’origines différentes, se retrouvent dans des lieux de fête, à l’occasion de sorties pour les enfants avec l’école ou encore au centre commercial. Le bouche à oreille nous permet à tous d’être informés de la vie de la cité. Le quartier est en train de changer, avec l’arrivée de nouvelles populations d’origines variées, et cela donne une valeur supplémentaire au quartier, qui reste toujours aussi convivial et accueille les nouveaux arrivants. La convivialité est un élément essentiel de notre quartier, mais aussi la volonté de se retrouver et de côtoyer les autres. »
Binta Doucouré, association Accueil Relais Parents Enfants (ARPE), rue de Provence
« Depuis trente ans que j’habite le quartier, je connais plus de gens ici que dans mon pays d’origine. Nous avons des voisins qui ne sont pas du même pays d’origine que nous, mais ça ne pose pas de problème car nous sommes tous dans la même situation et nous sommes solidaires... »
Fatima Srija, association Accueil Relais Parents Enfants (ARPE), rue de Provence
« J’ai emménagé dans un logement neuf et j’étais très satisfaite de ne pas avoir de travaux à envisager. J’ai notamment apprécié le fait que chaque locataire soit indépendant pour la gestion de son chauffage et de son eau. Chacun peut ainsi gérer sa consommation d’eau et d’énergie. De plus, le bâtiment bénéficie d’une bonne isolation thermique. L’isolation phonique aurait pu cependant faire l’objet d’un effort supplémentaire, car j’entends clairement les voisins marcher. »
Solange Mastouri, locataire, rue de Bretagne
« Je suis par ailleurs très satisfaite des services et équipements qui complètent l’environnement de mon nouvel habitat. Ici, nous avons tout ce qu’il faut à proximité, c’est très bien situé. Il y a la poste, le commissariat, et même une mairie annexe. Nous profitons aussi de nombreux équipements, comme la crèche ou la bibliothèque. Mais l’une des choses qui m’ont le plus frappée en arrivant ici, c’est qu’il y a beaucoup plus de mixité sociale qu’à l’endroit où je vivais avant, et je trouve cela plutôt bien… »
Rosa Ana CANO, locataire, rue de Bretagne
« J’ai dû changer de logement pour des raisons médicales, du fait que j’habitais au troisième étage et qu’il m’était devenu impossible de monter sans m’essouffler, les marches étant trop hautes. Mon logement actuel, au premier étage, est parfaitement adapté à mes besoins, et j’y bénéficie d’une agréable tranquillité. »
Marc Savry, locataire, passage du Gymnase Bretagne
« Ce nouveau logement nous satisfait pleinement, et il est inespéré d’avoir un appartement au premier étage avec un jardin. J’apprécie le cadre, et nous avons tout le confort.
Entre mon ancien logement et celui-ci, pour le même prix, j’ai un parking intérieur pour la voiture, et une cave. À l’intérieur, les chambres sont isolées du salon, ce qui n’était pas le cas de mon précédent logement. C’est beaucoup mieux. Le confort est supérieur, et l’appartement est bien agencé. Tout est mieux ici, et je souhaite conserver cet appartement qui nous convient parfaitement… »
Daniel Akpa, nouveau locataire sur le quartier commercial de La Plaine
« J’ai débuté ma carrière à Clamart Habitat en 1978. À cette époque, le patrimoine avait déjà un certain âge et beaucoup d’immeubles qui existent aujourd’hui n’avaient pas encore été construits. Des constructions ont été réalisées dans les années 80 et les réhabilitations se sont faites en deux fois, dans les années 90. La première a concerné uniquement l’extérieur, la seconde également l’intérieur.
En 2001, la municipalité a changé, et la nouvelle équipe est arrivée avec une véritable volonté d’agrandir le parc, en acquérant des immeubles construits, habités, afin de les réhabiliter, et en construisant du patrimoine nouveau. Cette volonté s’affirme depuis 2003, et nous avons acquis et construit plusieurs centaines de logements ces dernières années. L’équipe de Clamart Habitat s’est également étoffée durant cette période, comme il était nécessaire pour faire face à l’évolution du parc.
Serge Zarikian, technicien de Clamart Habitat
Clamart, le 28 février 2009
Notre vie à la Cité de la Plaine
«Arrivés à Clamart en 1970 avec notre nombreuse famille, nous avons été accueillis dès le jour de notre aménagement.
Alors que nous n’avions pas de rideaux aux fenêtres, une personne m’a souri.
Le lendemain, un jeune de 15 ans s’est présenté à moi alors que je descendais l’escalier, me parlant de sa famille habitant au-dessus de nous. La personne que nous remplacions m’avait dit « si vous avez besoin de quelque chose, demandez à vos voisins de palier ».
Ce que je fis pour notre premier petit déjeuner n’ayant pas encore déballé la vaisselle, les déménageurs nous ayant laissé les caisses remplies durant 2 jours. Ma voisine m’a gentiment prêté bols et couverts.
Quand nous faisions nos courses au Centre Commercial de la Plaine, c’était un bonheur, c’était chaleureux – que de rencontres agréables. Monsieur R. qui s’occupait de la Plaine m’avait dit : « C’est un petit village ».
Nous aimerions retrouver dans notre nouveau « Centre Commercial de la Plaine », cette ambiance chaleureuse.
Maintenant, les gens se croisent sans se regarder… Quel dommage ! Même sans le portable.
Nous avons des commerçants très sympathiques et nous espérons de tout cœur que revienne cette ambiance dont beaucoup de personnes ont besoin.
Une famille Clamartoise heureuse de vivre Cité de la Plaine où elle fait partie d’association.
La vie quotidienne dans les allées de l’ancien centre commercial de la Cité de la Plaine
Cité
(…) C'est une cité toute neuve, même pas finie quand on arrive en 1956 : premiers logements livrés en 1953 et les derniers dix ans après. Bruit des autres mis à part, agréable à vivre. L'ensemble est bien dessiné, avec du respect pour les habitants dans le coup de crayon. Beaucoup de vert autour des bâtiments de brique rose, et du vert bien assorti. Des pelouses généreuses en pâquerettes - mais des gardiens à képis noirs qui veillent à ce qu'on ne marche pas dessus -, des acacias, des peupliers, des saules pleureurs, des tilleuls qui sentent bon en juin. En dessous, les longs soirs de début d'été, des hannetons, attrapés et gardés le temps d'une brève captivité dans une grosse boîte d'allumettes. Les rares voitures tenues à l'écart. (…)
Evocation de la Cité de la Plaine. Extrait du livre Atelier 62 paru en 2008 aux éditions Le temps qu'il fait. Martine Sonnet, l'auteur, historienne au CNRS, croise mémoire collective et souvenirs familiaux autour du père, forgeron normand, ouvrier à l'atelier 62, l'atelier de forge réputé le plus dur de la régie Renault.
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